Archéologie

Bienvenu / e à l’Archéologie Équatorienne

Présentation

Écrit par Francisco Valdez
26-03-2007
L’archéologie équatorienne a souffert d’un mal endémique depuis ces 20 dernières années, celui du SILENCE… (Tel quel, en majuscules, et avec toute la force que celles-ci transmettent sur la toile). Il serait ironique ou sarcastique de dire qu’il s’agit du silence des innocents, alors qu’il pourrait en réalité s’agir du silence des indolents, ou, pire encore, du silence des conformistes. C’est pour cette même raison que nous avons pensé que l’heure était venue de briser le statu quo et d’élever une voix claire et ferme qui dise « L’ARCHÉOLOGIE EST NOTRE PREMIÈRE HISTOIRE », car sur elle se fonde notre identité, se reflètent les connaissances ancestrales de nos peuples millénaires, en elle se perçoit l’adaptation réussie de l’homme face aux divers milieux géographiques de notre territoire, d’où les technologies, les pratiques sociales et les symboles qui façonnent la transcendance spirituelle que connut l’Amérique Précolombienne, peuvent s’appréhender. L’étude archéologique fait justement ressortir les interactions qui se sont traditionnellement produites entre les habitants des différentes régions écologiques de cet Équateur andin et tropical.
Dernière mise à jour : ( 15-06-2007 )

Éditorial: Patrimoine?, quel patrimoine?
Écrit par Francisco Valdez
15-11-2007
Au cours de la pratique quotidienne, la citoyenneté resent souvent le besoin de revenir sur une série de concepts de base qui se sont vus distorsionnés par l’exercice du libre arbitre de la communauté. Il devient évident qu’au moment où les convenances personnelles se superposent à l’intérêt collectif, les résultats sont catastrophiques et les valeurs les plus sacrées se voient bientôt foulées aux pieds et éjectées en dehors du cadre de leur valeur intrinsèque. C’est justement le cas de ce qui s’est passé avec ce que nous avions appelé jusqu’ici PATRIMOINE. Nous sommes face à un changement radical de l’estimation que notre inconscient collectif fait du patrimoine culturel des Équatoriens. C’est pour cela qu’il convient peut-être de discuter de ces sujets in extenso.

La vague récente de vols dans des églises, couvents et musées nous prouve que pour une certaine partie de la population, le patrimoine n’est autre chose qu’un simple produit commercial, à l’accès relativement facile, et bien plus aisément disponible. La valeur du patrimoine se mesure en dollars et l’offre et la demande imposent leurs lois au marché ouvert et clandestin. Il importe peu qu’il s’agisse de biens religieux d’ascendance catholique ou païenne, ou si l’objet faisait partie d’un mobilier funéraire. Il n’intéresse pas non plus qu’il s’agisse de symboles d’une affection que le peuple ressent envers sa foi. Pour beaucoup, même si le bien en question est vendu, l’exigence sera remplie et le patrimoine a alors une valeur réelle, en effectif.

Néanmoins, constater quotidiennement ces faits ne doit pas nous mener uniquement vers une lamentation de la perte des valeurs traditionnelles, ou à culpabiliser pour le dommage moral que cela cause à la nation. Peut-être est-il tout simplement temps d’admettre que dans l’actualité, personne ne s’intéresse ou valorise cette entité collective qui nous identifie en tant que chose spécifique au sein de ce monde globalisé. Nous avons perdu notre identité, de fait, nous sommes en train de la vendre à un prix infime. Ce qui était auparavant le motif de notre orgueil, n’est aujourd’hui qu’un item de plus du catalogue d’une vente aux enchères électronique.
Dernière mise à jour : ( 16-11-2007 )

Des pièces précolombiennes équatoriennes ont été repérées da
Écrit par Catherine Lara
25-02-2009
Débutée par un odontologue américain dans les années 40, la collection – de 8 000 pièces- a été donnée aux autorités de l’état de Morelos (Mexique), et présentée officiellment hier à Xochicalco.

D’après le rapport de El Mercurio, l’échantillon compte de représentations antropomorphes, de bijoux, de vaisselle et d’instruments musicaux zoomorphes (entre autres). Certaines des pièces sont originaires d’Équateur, du Pérou et du Guatemala, alors que quelques-unes seraient âgées de 3 000 ans.

Au Mexique, l’INAH (Institut National d’Anthropologie et d’Histoire) autorise la conformation de collections privées, à condition que celles-ci soient légalement registrées. El Mercurio ne précise pas le statut des pièces “étrangères” dans les collections en question. Dans le cas présent, la collection sera ré-inventoriée et fera l’objet d’une exposition itinérante.

Lire l’article complet dans  El Mercurio

Dernière mise à jour : ( 25-02-2009 )

Des experts étudieront l’état de conservation de Ingapirca
Écrit par Catherine Lara
20-02-2009
Des techniciens recommandés par le Centre International d’Études pour la Conservation et Restauration de Biens Culturels et le Getty Conservation Institute commenceront dès demain à évaluer l’état de conservation du complexe archéologique Ingapirca (province de Cañar), et ce pendant une semaine. À l’issue de leur étude, réalisée en collaboration avec l’INPC, ils proposeront des mesures visant à assurer une meilleure conservation et gestion du site; ainsi, deux tables de travail seront organisées à Cuenca sur le sujet.

L’équipe est composée de restaurateurs, conservateurs et anthropologues originaires d’Égypte, Italie, Chili, Mexique, Espagne et Pologne.

Les dommages supportés par la structure sont attribués à ce que l’on appelle le ”cancer de la pierre”, causé par un nettoyage des blocs ayant éliminé les mousses qui les protégeaient auparavant, ainsi que par des opérations de restauration inadéquates.

Lire l’article complet dans El Mercurio
En savoir plus dans El Mercurio
Lire le résumé du rapport final de la commission dans El Mercurio


Dernière mise à jour : ( 27-02-2009 )

Le tourisme communautaire de Agua Blanca, étudié dans un liv
Écrit par Catherine Lara
17-02-2009
“Agua Blanca. Comunidad y Turismo en el Pacífico ecuatorial”: c’est le titre de l’oeuvre imposante (500 pages) de l’anthropologue espagnol Esteban Ruiz Ballesteros, publiée avec le soutien du Ministère de Coordination du Patrimoine Naturel et Culturel. Dans une interview réalisée par le quotidien El Comercio, l’auteur explique quelques-uns des principes de base du tourisme communautaire tels qu’ils sont mis en application dans le cas de Agua Blanca (province de Manabí).
Tel que son nom l’indique, le tourisme communautaire se caractérise comme étant organisé et maintenu par les communautés elles-mêmes. Cette iniciative est apparue à Agua Blanca alors que la zone fut déclarée partie intégrante du Parque Nacional Machalilla, ce qui motiva les communes du secteur à repenser leur économie, car le nouveau statut de zone protégée de leur communauté limitait l’extraction de ressources qui assuraient auparavant leur subsistance.
Cette conjoncture coïncida avec les travaux des archéologues Collin McEwan et María Isabel Silva, qui se trouvaient précisément à cette époque en train de mener des fouilles sur les lieux . Leur travail contribua à une véritable prise de conscience de la valeur patrimoniale du site, marquant ainsi une étape fondamentale dans la mise en place de politiques communautaires de gestion de Agua Blanca de la part de ses habitants. Le tourisme communautaire s’inscrit dans le cadre de ces politiques, dont l’intérêt princial réside précisément en ce que, du fait d’être définies par les communautés elles-mêmes, elles contribuent à la fois à leur fonctionnement et à leur développement durable.
Dernière mise à jour : ( 18-02-2009 )

Restauration du patrimoine culturel sub-aquatique
Écrit par Gaëtan Juillard
04-02-2009
Les biens culturels issus de fouilles menées dans les fonds sous-marins aux forts courants, ainsi que les méthodologies aggressives d’extraction de ces biens représentent pour eux une série de dégradations d’ordre physique et chimique.

L’Institut National du Patrimoine Culturel, à travers la Sous-Direction Régionale du Littoral et l’Unité d’Urgence du Patrimoine Culturel mènent à bien le Projet Émergent de Conservation et Restauration de Biens Culturels Archéologiques originaires de plusieurs naufrages ayant eu lieu sur les côtes équatoriennes. Le travail a débuté par la proposition d’intervention des biens culturels sous la responsabilité de techniciens et spécialistes de l’INPC, le classement et le diagnostic des biens pour l’organisation des travaux de conservation étant réalisés par la suite. Dans le cadre de l’intervention, un traitement préventif et d’entreposage adéquat des biens culturels à ne pas être intervenus, ainsi que de conservation des objets en argent et en bronze seront mis en place; en termes généraux, ces-derniers consisteront à: documenter tous les processus d’intervention au moyen de photos, effectuer un nettoyage superficiel, acqueux et mécanique, éliminier les produits de corrosion, neutralisation, séchages, inhibition, protection et emballage. Le processus de conservation sera mené à bien sous le concept de la moindre intervention, afin de réaliser des traitements moins agressifs et de respecter les patines existantes. Les biens culturels sub-aquatiques en argent à être intervenus sont plus exactement des monnaies datant de 1648 à 1654 environ. Avec ce projet de l’INPC, la Sous-Direction Régionale du Littoral et l’Unité d’Urgence du Patrimoine Culturel préserveront, conserveront, diffuseront et présenteront le patrimoine culturel sub-aquatique. En outre, il est prévu d’établir de vrais centres de conservation avec des équipement et des techniciens qualifiés, où des mesures préventives pour stabiliser les biens pourront être prises, ainsi que les différentes tâches de conservation du patrimoine culturel subaquatique, assurées.

“Archéologue autodidacte” ouvre les portes de sa collectio
Écrit par Catherine Lara
25-01-2009
Eugenio Gloor Weber, d’origine suisse, est arrivé en Équateur en 1923, à l’âge de 14 ans. Suite à une épidémie de paludisme, sa famille abandonna la propriété qu’elle avait acquise dans la vallée de Chimbo, plus précisément sur le chemin dit “Torneado”, qui unissait autrefois la Sierra au Littoral (province de Bolívar). Gloor décida de rester à l’hacienda, -aujourd’hui connue sous le nom de “castillo de Balsapamba”-, et de se lancer dans l’élevage.

Ce fut après avoir trouvé une pièce archéologique sur ses terres que Gloor prit l’initiative de commencer sa collection, qui compte aujourd’hui 2 000 artéfactas (ni plus ni moins), attribués aux cultures Valdivia, Machalilla, Chorrera, Jama Coaque, Manteño Huancavilca et Puruhá, ainsi qu’une collection numismatique.

El Universo
souligne la formation autodidacte et l’intérêt de Gloor envers les vestiges archéologiques, qui le menèrent à publier un livre sur les cultures précolombiennes et à ouvrir gratuitement son “musée ethnographique” au public, assurant lui-même les visites guidées.

Combien de “Balsapambas” y-a-t-il en Équateur et quelle est leur place vis-à-vis de la pratique de l’archéologie professionnelle dans le pays? Quelle rôle jouent ici les médias? Autant de sujets qui -entre autres- ont suscité et susciteront encore (du moins on l’espère) de nombreux débats.

Lire l’article complet dans El Universo

Dernière mise à jour : ( 25-02-2009 )

Ramiro Noriega, nouveau Ministre de la Culture
Écrit par Gaëtan Juillard
15-01-2009
Le nouveau Ministre de la Culture (et ex-vice-ministre de cette fonction, Ramiro Noriega) a assumé son mandat hier. Galo Mora -à la tête du Ministère depuis un an-, se retire et fera désormais partie du cabinet de conseillers du Président de la République.

Les deux fonctionnaires réaliseront des conférences de presse au cours des deux prochains jours afin de rendre des comptes et de présenter les objectifs du Ministère de la Culture pour 2009: lundi prochain, Ramiro Noriega donnera une conférence de presse officielle pour traiter -entre autres-, la situation du Système National de la Culture, la Banque Centrale, la Casa de la Cultura et le Conseil National de la Culture, tandis que aujourd’hui (mercredi) à 17h00, Galo Mora présentera le bilan d’un an de gestion, à l’auditorium Agustín Cueva du Ministère (Colón et Juan León Mera).

Pour en savoir plus…
Rapport 2008 du Ministère de la Culture [PDF]
Article “Ramiro Noriega, Ministro de Cultura, presenta su plan de acción para el 2009” sur le site du Ministère de la Culture
Article “Ramiro Noriega, nuevo Ministro de Cultura” sur le site du Ministère de la Culture
Lire l’article complet dans El Telégrafo
Lire l’article complet dans El Comercio
Lire l’article ”Galo Mora se fue rindiendo cuentas“ dans El Comercio
Lire l’article ”Ramiro Noriega presentó su plan de acción dans El Comercio

Dernière mise à jour : ( 28-01-2009 )

1er Forum Virtuel d’Archéologie et du Patrimoine: le Patrimo
Écrit par Odlanyer Hernández de Lara
17-12-2008
1er Forum Virtuel d’Archéologie et du Patrimoine: le Patrimoine Culturel en Amérique Latine.
Aôut 2009

Deuxième circulaire

Cuba Arqueológica et Culturas Latinas ont le plaisir d’inviter toute personne intéressée au 1er Forum Virtuel d’Archéologie et du Patrimoine – Le Patrimoine Culturel en Amérique Latine, qui se réalisera sur Internet durant tout le mois d’août 2009.

Le Forum a pour objectifs le débat sur les problématiques de l’Archéologie et du Patrimoine Culturel latinoaméricain, tout en servant à la diffusion des sciences anthropologiques et archéologiques sur le territoire, ainsi que celle du Patrimoine Culturel, sa conservation et gestion.

53ème Congrès International d’Américanistes
Écrit par Gaëtan Juillard
05-03-2008
Le Comité Organisateur du 53ème Congrès International d’Américanistes s’adresse cordialement à la communauté académique nationale et internationale qui étudie le Continent américain, à partir de perspectives uni, inter et multidisciplinaires, et les invite à participer au 53ème ICA qui sera realisé au Centre Historique de la ville de México, entre les 19 et 24 juillet 2009.

Les Congrès Internationaux d’Américanistes représentent la tradition scientifique du travail interdisciplinaire la plus ancienne en la matière, puisqu’elle se célèbre depuis 1875, alors qu’elle se rassembla à Nancy, France; elle maintient une périodicité constante et depuis 1895, commença l’alternance, en se réunissant une fois en Amérique, et la suivante en Europe. Au cours des deux dernières décennies, elle s’est rassemblée à Amsterdam, Hollande (1988), la Nouvelle-Orléans, États-Unis (1991), Stockolm, Suède (1994), Quito, Équateur (1997), Varsovie, Pologne (2000), Santiago du Chili (2003) et Séville, Espagne (2006).

Pour en savoir plus…
Web: http://www.53ica.com
Télécharger la première circulaire d’information [PDF] (en anglais)
Télécharger la fiche d’inscription [PDF] (en anglais)
Télécharger la circulaire d’information du symposium “Roches dans le monde andin: savoirs, production, utilisations et circulation de technologie lithique” [PDF] (en espagnol)
Télécharger la circulaire d’information du symposium “Cultures et Peuples de l’Équateur Précolombien” en [PDF] (en espagnol).

Sites Archéologiques

Ingapirca

Plus d’information: Arqueología de Saraguro

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